Il suivait son idée, c'était une idée fixe et il s'étonnait de ne pas avancer.
Jacques Prévert

Allo, ben allo quoi ! T'es une fille ?
T'as pas de shampoing ?
Nabilla

"Les filles bien vont au paradis
Les mauvaises filles vont où elles veulent"
Anne Haunime






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mardi 24 février 2015

1 Mon jardin dingue

   
                  
Dans mon jardin
Il y a de la verveine
Des pissenlits
Des giroflées
Et on entend les sirènes
Qui nous sortent du lit

On dirait un parc
Une forêt  
Un paradis
C’est un eden

Dans mon jardin
Quand tu entr’ouvres la grille
Tu es surpris
Y a des grenouilles,
Des oiseaux
Des poissons rouges
C’est très joli
 
On dirait un parc
Une foret
Un paradis
C’est un eden

Dans mon jardin 
Y aussi une fontaine
Un pigeonnier
Des bacs a fleurs
Des soucis des primevères
Et des oeillets

On dirait un parc
Une forêt 
Un paradis
C’est un eden

C’est mon jardin
Je t’invite Y a un secret
Dans son bosquet
Sous le lichen
Donne toi un peu de peine
Pour le trouver

C’est un paradis
Une grande forêt 
Qui te ravi
Et qui te plait

Dans mon jardin
Nous aurons toujours le temps
De vivre cent ans
Nous caressant
Nous vivrons le temps présent
Même un million d’année
L’hiver comme l’été

Pour les impromptus littéraires
A la maniere d'un auteur


 



samedi 7 février 2015

2 Viens je t'emméne !

Que ce soit en vers ou en prose, composez en utilisant les mots suivants : azimut, Bourg-La-Reine, chameau, fantasme, ranimer.
Viens, je t’emmène

En embarquant 
Tu verras bien
Ce qui t’attend

A Bourg-la-Reine
Tu te comportais
Comme une chienne

Sur le bateau
Je te préviens
Sois pas chameau

Rien n’est facile
Tu me promets
D’être docile

Les azimut
Tu les trouveras
Ne dis pas zut

Garde le cap
Pas de fantasme
Sinon j’t’atrappe

Sur mon bateau
Pas de sarcasme
Ou t’es dans l’eau

Si t’es noyée
Je pourrais pas 
Te ranimer

Viens à mon bord
Ne t’inquiéte pas
J’t’emméne au port


Pour les impromptus litteraires

jeudi 5 février 2015

1 C'est raté !

Utilisez les mots suivants, en vers ou en prose : cataracte, enchevêtré, illicite, mufle, raidillon.

C’est raté !

Hier j’avais un rendez-vous
Je me disais faut pas que je le rate
Car parfois je vois un peu flou
C’est la faute à la cataracte

Il m’avait dit : là je le cite
Sois bien a l’heure
Ne prend pas peur
Même  si c’qu’on fait est illicite

Me voila, donc toute excitée
J’en perd toutes mes idées
Tout pour moi est enchevêtré
Comment vais-je donc m’en tirer

J’arrive toute échevelée
Pourtant je suis bien élevée
Devant moi il y a un tartufe
Un hypocrite un vrai mufle

Lui  se pointe la goute au nez
Me tiens même pas le portillon
Alors je m’en suis retournée
Toute seule par le raidillon

Ckan
Pour les impromptus

lundi 26 janvier 2015

0 Chat l'histoire déjantée du fond du jardin

                                                   
Assis sur mon séant
Je regarde en dedans
Je suis sur mon derriere
De ça je suis trés fiére

Y a l'autre qui fait des bonds
Mais ce n'est qu'un chaton
Souvent il fait ronron
Et tourne parfois en rond

Autour du bien heureux
Celui qui ferme les yeux
Et qui sourit aux anges
Quand rien ne  le dérange


Je ne suis pas penseur
Mais je songe à ma soeur
Qui aime bien les chatons
Ceux là qui font des bonds

Ma soeur qui est trés leste
Aime bien faire la sieste
Elle ressemble au dormeur
Mais ce n'est que ma soeur
                                                                           
Parfois de bon matin
Jusqu'au soir c'est certain
Je contemple à demi
Le beau chat endormi

Celui qui fait des bonds
N'aime pas trop le son
Que fait en s'endormant
Celui qui est ronflant

Tsouin tsouin

Pour les impromptus litteraires. 





mercredi 21 janvier 2015

3 Les beaux dégâts

Ca l'fait pas
Ca l'fait plus
Dit qu'ca va rev'nir


Plus la foi
J'y crois plus 
A mon avenir

Dans cinq ans
Dans dix ans
Que vais je devenir

J'suis plan plan
C'est navrant
J'ai plus de désir

J'compte sur toi
Un deux trois
Pour me faire sourire

Dis le moi
Répond moi
Tu sais que j'tadmire

Un deux trois
Me r'voila
Dans un éclat d'rire

Faillait pas 
fallait pas 
Me faire tant souffrir

Mon pauv'gars
Te voilà
Obligé d'partir

Beaux dégâts 
Y'en a pas
Dans d'aut'zyeux
J'me mire

Pour les impromptus littéraires là
Thème : "Les beaux dégâts"

lundi 12 décembre 2011

1 Ca scintille !



Boum ! Depuis que t’es là c’est boum
On n’mange plus qu’des loukoum
Tout est si doux, badaboum !

Clac ! Tout autour de nous claque
Même les sommiers claquent
On est comme des têtes à claques

Clic ! On s’amuse on fait clic
La souris d’l’ordi, clic clic
L’appareil photo aussi dit clic

Dam ! On joue à être des dames
On prend des oriflammes
On s’en va perdre notre âme


Hue ! On s’envole sur les nues
On met toutes nos tutus
On est à toi et à tu

Chou ! On aime le boutchou
Il est notre chouchou
C’est un vrai petit chou

Brille ! Toute la ville brille
Plus rien ne part en vrille
On a le cœur qui scintille

Boum ! Depuis qu’tes là c’est boum
Tu es notre chouchou
Tu nous fais perdre nos âmes

Clac ! Avec nos oriflammes
Et sans nos p’tits tutus
On te cherche, où es-tu ?

Brille ! Pas besoin d’être cent-mille
Ton p’tit cœur qui scintille
Fait de nos yeux des billes

Hue ! Nous voilà dans les nues
Nos têtes sont en flammes
C’est toi qui nous enflammes

Toi ! Bien sûr c'est toi Emile
Tes vieux ont mis dans l'mille
La nuit qui en valut mille

mercredi 7 décembre 2011

0 Sur un air de :







Tu sais j’ai tout à apprendre Je n’ai rien à oublier J’aimerai bien te surprendre Aussi te faire plier Je sais j’ai beaucoup de chance D’avoir pu te rencontrer Tu sais que pour toi je penche Toujours du bon côté Tout ce que je souhaite Tout ce que je désire C’est de te faire la fête De toujours t’adoucir Tu sais j’aimerais comprendre Pourquoi on peut se haïr On ne peut pas s’en défendre Et on se fait souffrir Je sais parfois la roue tourne On retrouve le sourire Et c’est alors qu’on retourne Au pays des soupirs Tout ce que je souhaite Tout ce que je désire C’est de te faire la fête De toujours t’adoucir On fait tout sans se méprendre On est très bien averti On ne s’y laisse pas prendre On cherche la sortie  Car rien n’est perdu d’avance Surtout si c’est un bienfait Sans reculer on danse Et on trouve ça parfait Tout ce que l’on souhaite Tout ce que l’on désire C’est de faire la fête De toujours s’en sortir

lundi 28 novembre 2011

0 Une recette


Pot au feu maison
réalisé le 26/11/2011 par Ckan
Recette de Grand-mère

Grand-mère m’avait bien dit
Ecoute moi ma chérie
Si tu veux le séduire
Frou-frou n’saurait suffire

Fais lui donc mijoter
Sur le coin d’la cheminée
Un gentil pot-au-feu
Pour qu’il te mette le feu

Oh le feu ! Mais mère-grand
C’est pas un garnement
Pour lui plaire je sais faire
Point besoin d’être sorcière

Je lui ai mitonné
Près de l’âtre allumé
Une bonne potée
Pour finir la journée

Je ne fus pas déçue
Car à l’heure du tutu
Le chapeau fut pointu
Turlu, turlututu !


Ckan

Consigne :I l ne reste peut-être plus de haricots dans votre garde-manger, mais bien assez d'autres choses pour nous concocter une recette de votre cru, à partir d'ingrédients réels ou imaginaires. Philtre d'amour, potion magique, sérum de vérité pourront ainsi côtoyer soupes de mère-grand et gâteaux de mariage dans ce livre de recettes à nul autre pareil.I


Je conseille à tous le sympathique ouvrage de Mark Crick
qui nous donne de bonnes vraies recettes rédigées « à la manière de »
4ème de Couverture :
Si vous alliez dîner chez Marcel Proust, Gabriel Garcia Marques, Virginia Woolf ou Raymond Chandler, que vous offriraient-ils à table ? Mark Crick répond à la question en nous donnant à lire une série de savoureux pastichesde quelques uns des plus grands évrivains du monde. Chaque texte est une plongée dans un univers différent, racontée d’une voix semblable à s’y méprendre à celle de l’écrivain lui-même. S’inscrivant dans la tradition des Pastichez de Proust et rappelant les Exercices de style de Queneau, le livre de Mark Crick est un véritable tour de force,… L’auteur a également illustré chacun de ces fins morceaux de sa propre main, proposant autant d'hommages à des artistes célèbres.

LA SOUPE DE KAFKA, Mark Crick

Image_1Voilà un petit livre très original  : La Soupe de Kafka de Mark Crick. Il s'agit d'un exercice de style, qui s'inscrit dans la lignée de ceux de Queneau ou des Pastiches de Proust. L'auteur livre un panorama de la littérature mondiale à travers des recettes de cuisine (d'où le titre !). L'originalité réside dans l'attribution de chaque recette à un auteur (Oeufs à l'estragon à la Jane Austen ; Tiramisu à la Marcel Proust, etc), mais aussi dans le pastiche que réalise l'auteur pour chaque recette : Mark Crick s'amuse à reprendre les traits définitoires du style de chaque auteur pour expliquer la recette, et c'est bluffant ! on a l'impression de lire Proust lui-même ! Je ne résiste pas au plaisir de citer quelques exemples de recettes (mais pas celui de Proust : la première phrase est beaucoup trop longue à recopier, of course !!!):

Moules marinières à la Italo Calvino :
" Je rédige cette recette sans savoir où ni quand elle trouvera un public, mais pour l'heure, lecteur, tu es là. Quelle forme a pris ce récit pour venir jusqu'à toi, je l'ignore..."

Fenkata à la Homère :
" ... Puis Ulysse aux mille tours mêla du vin doux comme le  miel dans le cratère, en arrosa la viande et retira le chaudron du feu pour laisser mariner trente minutes. Le fils d'Atrée, le puissant Agamemnon, seigneur des peuples, hacha les oignons et répandit des larmes, comme un torrent sombre, dévalant la face d'une falaise infranchissable, répand son eau rare..."

Agneau à la sauce à l'aneth à la Raymond Chandler :
" J'ai éclusé un peu de mon whisky-sour, j'ai écrasé ma cigarette sur la planche à découper et j'ai regardé une punaise s'escrimer à ramper hors de l'évier. Ce qu'il m'aurait fallu, c'était une table chez Maxim's, une centaine de dollars et une blonde explosive, mais je me retrouvais devant un gigot d'agneau sans mode d'emploi.  J'ai empoigné l'articulation. Elle était aussi froide et moite que la poignée de main d'un médecin légiste. "

Evidemment les pastiches ne s'apprécient que si on connaît les auteurs, mais la plupart de ceux figurant dans ce livre ne nous sont pas inconnus. 16 recettes donc à savourer sans modération !

lundi 14 novembre 2011

0 Toi, toi, mon Moi !

Ré par un beau jour d'Octobre
Sainte-Marie


Quand sous un ciel si bleu
Le grondement des vagues
M'enchante

Dans tes bras qui me serrent
La saveur de tes lèvres
M'enchante

Ne penses pas à demain
Hume l'air de la mer
Et chante








Pour les impromptus littéraires là
Consigne : Cette fois nous vous proposons d'exercer tous vos sens sans exception en rédigeant un texte en prose ou en vers qui contiendra obligatoirement les cinq éléments suivants : une couleur (vision), un son (ouïe), une fragrance (odorat), une saveur (goût) et un contact physique (toucher)

samedi 12 novembre 2011

0 Pas de canard ce soir



Hier soir en m’endormant
j’pensais au prince charmant
dors, dors mon enfant
disait-il tendrement

Tu me charmes bon prince
pour toi tu sais que j’en pince
Je ne suis pas très mince
Et sais passer la since

Oh la la quel bonheur !
Cria ce joli cœur
Tu es une vraie fleur
Viens donc chantons zen chœur



Mais chanter je ne sais
Carrelage je sinçais
Parquet je reluisais
Et point je ne chantais
Car le temps me manquait

D’chanter tu ne sais point
N’en fait pas tout un foin
Car dans ce petit coin
Pas besoin de témoin

Je m’réveille d’un coup
Quoi, quoi mais tu es fou
J’espérais entre nous
Qu’on s’frait juste un bisou

Un bisou, un bisou !
Je ne suis pas un mou
Un bisou dans le cou
Et la danse du hibou

Consigne : insérer "danse du hibou" dans le texte

lundi 31 octobre 2011

0 Répertoire


Ya des affaires dans les armoires
Ouvres le tiroir tu vas bien voir
Même les mémés sont dans l’histoire
La famille c’est pire qu’un mouroir

Des grands patrons qui ont trop de ronds
Des sans papiers dans le merdier
Certains même n’ont pas de lits
En tous les cas c’est ce qu’on lit

et encore d’autres emmerdements

Des otages qui sont libérés
Il y a de la joie à la télé
Un politique qu’est arrêté
Nous en sommes tous restés bouche bée


Six candidats pour des primaires
pour nous c’était comme une première
Il y a pourtant de quoi s’en faire
Car dans tout ça rien n’est bien clair

et encore d’autres emmerdements

Des dictateurs qui ne font plus peur
Plus de terreur mais quelle horreur
Un jour peut être seront tous morts
En attendant les doigts on s’mord

Un p’tit bébé de plus est né
D’sept milliards la terre est peuplée
Bien que la crise ne soit pas passée
On dit sa  joie pour le bébé

et encore d’autres emmerdements

Plus de chômeurs
Moins de joie au cœur
Roulent pas sur l’or
Ceux qu’sont dehors

Maintenant on ne peut plus virer
Ceux qui n’peuvent loyer payer
Peut-on dire que c’est du bonheur
Et que c’est grâce au changement d’heure

et toujours d’autres emmerdements

Il y a eu tout ça
et puis malgré tout ça
on arrive quand on ose
à voir la vie tout en rose

On espère qu’au printemps
Avec le changement de temps
On sera bien content
On espère au printemps

la la la la la la

Et peut être moins d’emmerdements….

Pour les imprommtus littéraires là !
Consigne : pastiche d'une chanson... sans donner le titre ni l'auteur etc....
Modifié sur demande des modérateurs....

1 Si tu te débines !

Si tu te débines, polette, polette
Si tu te débines
Ne t’étonnes pas, polette, polette
Ne t’étonnes pas

Qu’une autre viendra, polette, polette
Qu’une autre viendra
Elle te remplacera polette, polette
Elle te remplacera

Alors tourne tourne, polette, polette
Alors tourne tourne eeeeeeeuuuu
Car sous ton capot, polette, polette
Car sous ton capot

Il n’ya que du beau, polette, polette
Il n’ya que du beau
Fais donc un effort, polette, polette
Fais donc un effort

Et puis donne donne, polette, polette
Et puis donne donne eeeeuuuuu
Donne du plaisir, polette polette
Donne du plaisir


À ceux qui te prennent, polette, polette,
À ceux qui te prennent
Te prennent pour partir, polette, polette
Te prennent pour partir

Partir en vacances, polette, polette
Partir en vacances
Voire pour travailler, polette polette
Voire pour travailler

Alors donne donne, polette, polette
Alors donne donne,
L’meilleur de toi-même polette, polette
L’meilleur de toi-même



C’qu’a t’as sous les pédales, polette, polette
C’qu’a t’as sous les pédales eeeeuuuuu
Sinon tu verras polette, polette
Sinon tu verras

Qu’on te remplac’ra, polette, polette
Qu’on te remplac’ra
N’imagines pas, polette, polette
N’imagines pas




Qu’ça durera toujours, polette, polette
Qu’ça durera toujours
La saison des za, la saison des za saison des zamours
Alors mets en route, polette, polette
Alors mets en route

Ton foutu moteur, polette, polette
Ton foutu moteur
Pour faire not’bonheur, polette
Pour faire not’ bonheur



dimanche 23 octobre 2011

0 Que fait la pluie ?

 Elle ruisselle


Cette pluie qui ruisselle
Ce n’est que de l’eau
L’avenir t’appelle
Sèche sèche sèche
Tes beaux yeux ma belle

Jolie jouvencelle
Tu y croyais trop
L’avenir t’appelle
repars à zéro




Tout ça passera
Comme ritournelle
Alors tu verras
Que la vie est belle

Sèche sèche sèche
Tes beaux yeux ma belle
Cette pluie qui ruisselle
Te donne l’air revêche

Un peu de soleil
Demain sur ta peau
Te rendras plus belle
Sans cette pluie qui ruisselle..
…de tes yeux ma belle

Ckan


mercredi 28 septembre 2011

1 Automne et faribole


Ce matin au réveil
En regardant le ciel
Je me suis sentie en joie
Pourquoi, pourquoi, pourquoi ?

L’automne nous fait cadeau
D’un été qui s’étend
Alors on fait l’gros dos
On s’étire on s’détend.

Cette saison éphémère
De toutes ses partenaires
Est celle que je préfère
Aucun mal à m’y faire.




Je n’y broie pas de noir
Car devant mon miroir
Vraiment je me sens belle
Cette saison m’ensorcelle.

Souvent tard le matin
Parfois même tôt le soir
Tous les deux on se marre
Quand on froisse le lin 
Au-dedans du plumard.

Nos sanglots sont de rires
Notre misère est d’or
Il faut savoir sourire
Dans un si beau décor

Et tant pis pour la crise
Plus rien n’est monotone
Tout n’est que pur délice
En ce si bel automne.

Pour les impromptus littéraire dans la colonne à droite, clic)
Consigne : que vous inspire "automne", utiliser obligatoirement les mots, sanglots, or, miroir, froisse, ciel,

lundi 19 septembre 2011

0 Le sable est rouge....




…le sable rouge est comme une mer sans limite, c’est incroyable et magnifique. Il aura fallu ces évènements pour que mon regard puisse se régaler d’aussi belles choses.
Non seulement le sable est rouge, mais à l’instar d’une mer déchaînée il nous offre des valons, des collines, vierges de toute présence. Aucune empreinte ne vient altérer cette beauté si ce ne sont les légères rides qu’une brise chaude laisse sur son passage. Ces courbes sensuelles me font rêver, petite femme et me rapprochent de toi, de ta beauté, de ta chaleur. Nous sommes éloignés, hélas, mais tu es si présente que j’ai envie de te serrer très fort, doucement. Ce souffle qui m’enveloppe est comme le tien sur mon visage, ma peau, mon corps. Tu me manques et cependant tu es près de moi toujours sur mon cœur et dans mon cœur.
Nous sommes arrivés hier pour un court bivouac et repartons avec notre intendance pour essayer d’aider ces peuples brisés par tant d’années de dictature. Tu sais petite femme, cette escale fugitive me fait un bien fou. Tout à l’heure, demain, je serais sur une autre scène. Celle où l’on se bat, celle où l’on risque sa peau. Pour les autres. Pourquoi faut-il en arriver à ces extrémités, petite femme. Tout est si beau ici, mais tant est si « mauvais ». Tout à l’heure, demain, peut être que le sable sera rouge du sang de mes camarades, du sang de ceux d’en face, du mien ?
J’espère petite femme rentrer bientôt pour te serrer doucement très fort. Nous irons voir la mer celle qui vient chatouiller le sable blanc, celle dont les limites changent deux fois par jour, au gré de la lune, marée haute, marée basse. Et nous irons à la pêche, petite femme. Nous jouerons sur les rochers, nous arracherons les crabes de leurs entrailles, nous prendrons des crevettes dans nos filets puis tranquillement nous regarderons le soleil se coucher, la mer alors deviendra rouge et dans le sable blanc nous nous aimerons.
Un doux baiser petite femme. Ton aimé.

mercredi 14 septembre 2011

1 Corde à noeuds


Noeud

A son mouchoir il a fait un nœud
pour ne pas oublier qu’elle lui a demander  un oeuf
A son foulard il a fait un nœud
pour ne pas oublier le nœud du mouchoir
Dans sa sacoche il a mis le mouchoir avec le nœud
Autour de son cou il a mis le foulard avec le nœud
Et puis comme il ne savait plus
où il avait mis le mouchoir avec le nœud
où il avait mis le foulard avec le nœud
il a pris une corde
il a fait un nœud à la corde
il a accroché la corde
il a posé ses pieds sur le tabouret
il a passé sa tête dans le nœud de la corde
il a donné une pichenette au tabouret
le nœud l’a serré très fort
il savait qu’il n’oublirait plus les nœuds
quel neu-neu !

mercredi 7 septembre 2011

2 Ré-veillée


 Longtemps j'ai ignoré ce qu'était que se réveiller "avec la tête dans le c.l". Pétillante, sémillante, enjouée.. Hop, hop hop, je me levais avec ardeur pour attaquer une journée faite de mille et une petites choses sans importance qui me donnait du punch. Tiens ! Faire les vitres. Oh ! Vider mes placards de leurs objets encombrants et inutiles. Yes ! Nettoyer ce vieux truc qui traîne la haut sur l'étagère de la cuisine et qui à force de ne pas bouger est devenu tout gras poua-poua.
Quel bonheur que ces petits matins où de bonne heure et de bonne humeur je sautais à pieds joints dans mes babouches et filais sous la douche, active, décidée et entreprenante.
C'était l'époque où chaque jour, sauf ceux là, qui étaient des "samedis" ou des "petites vacances", je me dépêchais d'être prête :
- La douche avant lui pour qu'il ait le temps aussi d'être à l'heure
- Le petit déjeûner dans la foulée, traîner dix minutes et rêvasser (un plaisir qui dure)
- Appeler les enfants qui n'avaient plus beaucoup de temps pour se laver les dents avant de sauter dans leur 'd'jean" et s'en aller vers le "bahut" !
- Et hop, sauter dans la polette, écouter la radio dans les "bouchons" et souvent arriver avec quelques minutes de retard là où le devoir m'appelait.
A cette époque je me disais "vivement la retraite". En réalité je ne me le suis jamais vraiment "dit" car j'ai décidé d'arrêter d'aller "au bureau" bien avant cet âge fatidique qui recule de plus en plus et d'ailleurs si j'avais attendu la "date" je n'y serais pas encore, en retraite.
Tout ça pour dire que désormais, parfois il m'arrive de me répéter et répéter cette maxime de Stendhal : "Il faut secouer la vie, autrement elle nous ronge". *
 Les enfants ont quitté le nid douillet, ils n'en sont pas loin, l'un physiquement, le second par le coeur. Mais leur présence parfois  chantante, musicale, moqueuse,  d'autres fois boudeuse, bruyante, inquiète est devenue absence. On s'y fait, on s'y fait mais il y a "comme un manque".
Et puis on reprend avec un autre rythme : aller au cinéma plus souvent, se consacrer à des matières négligées faute de temps voire de paresse, bref reprendre une activité qui permet d'avoir des repères, des ponctuations, dans des journées qui se ressemblent parfois !
Stendhal avait bien raison de donner ce conseil lorsqu'il se trouvait à Vienne dans les armées de Napoléon, le 4 septembre 1809 à sa soeur Pauline pour qu’elle ne se laisse pas dévorer par la vie provinciale !

dimanche 17 avril 2011

1 On efface tout et on recommence ?

Le crayon de Dieu lui-même n’est pas sans gomme 
A écrit Aimé Césaire

Mais alors pourquoi n’as-t-il pas effacé le marron, le noir, le caramel,
Pourquoi il a laissé les chatains, les roux et les blonds,
Pourquoi il a fait des yeux bleux, des noirs, des verts, des marrons..
Pourquoi des minces, des rondes,
des brunes et des blondes
L’aurait pu tout effacer et nous faire tous pareils ?

Il a fait que des brouillons
pourtant il y avait une gomme à son crayon
L’était paresseux le bon Dieu ? voulait pas tout refaire….
L’a du penser, démerdez-vous, j’ai autre chose à faire
Il faut que je vous sauve pour c’que vous allez faire

Alors les hommes pour lesquels il avait oublié la gomme
Ont cru qu’il trouverait le moyen de lui plaire
Pour que tous n’aiment que lui que chacun le vénère
Ont commencé par croquer la pomme
Pourquoi pas en somme,
c’était une grosse marrade !
Plus tard ont trouvé le moyen de partir en croisade

Ont fait la guerre les hommes
Les hommes jouent à la guerre
Le savait Aimé Césaire
Pourtant y avait une gomme

dimanche 27 mars 2011

1 Rame rameur


Cette paix du soir
Vient à point nommé
Après cette journée
Passée à ramer

J’ai aussi l’espoir
Que dans ton panier
Ton panier d’osier
Il y ait un bon dîner

Cette mer miroir
Me donne à rêver
Toi c’est grignoter
Ne faut pas te priver

Je ne veux plus surseoir
Après tant d’années
Je dois t’annoncer
Que je t’ai aimée

Depuis le premier soir
Où je t’ai volé
Ta virginité
Rien ne s’est envolé

Je t’aime à ne pas croire
C’est pourquoi ce soir
Sur cette mer miroir
J’ai toujours l’espoir

De recommencer
Que ça va durer
Que ça va continuer
Que tu vas ramer

lundi 14 mars 2011

2 Bal masqué

sur l’air de « La plus belle pour aller danser » de Sylvie Vartan
Je ne suis pas la plus belle
de tes bien aimées
Mais j’évinc’rais ces jouvencelles
qui sont si bien nées


Même si les traits de mon visage
ne sont pas parfaits
j’n’en suis pas pour autant très sage
j’aime faire de l’effet

Pour qu’un peu plus tu me regardes
je fais des efforts
et même si parfois tu t’égares
quand tu te sens fort
Je sais très bien que je suis celle
qui sera ton éternelle

J’ai beau mettre du maquillage
pour cacher mon âge
ce sont souvent les autres qui gagnent
c’est vraiment dommage

Il ne faut pas que tu te trompes
sur les apparences
car tu sais bien que ce qui compte
c’est plutôt c’qu’on pense

Si tu savais tout ce que cachent
toutes ces péronnelles
sans que jamais tu ne le saches
tu les trouverais moins belles

C’est pour faire la différence
pour tenter ma chance
que ce soir sans faire d’histoire
au bal masqué j’irai sans fard

Ckan
14.03.2011
Et que le vaste monde poursuive sa course folle !
Cormac Mc Carthy - La route